Compte rendu d’une journée ordinaire

Aujourd’hui encore nous sommes déjà le soir alors que j’ai l’impression de n’avoir rien fait de la journée. Pourtant je suis épuisée, mais trop sur les nerfs pour me coucher. Et bien que je sache pertinemment que je devrais aller aller dormir, je préfère passer un peu de temps sur mon ordinateur. Non pas pour aller sur Facebook, regarder mes mails ou autre, mais pour me détendre.

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Car oui une fois le soir arrivé et les enfants couchés certains regardent la télé. Non merci, pas pour moi trop de publicités et pas assez de programmes. Dire que quand j’étais petite le film du soir commençait une demie heure plus tôt que maintenant… Tu m’étonnes que les gens manquent de sommeil. D’autres lisent un bon livre. Oui tiens ça m’arrive aussi, mais toutes mes lectures du moment sont plutôt du genre instructives. Des magazines scientifiques – je suis abonnée à sciences et vies -, des livres sur la permaculture ou le feng shui. J’aimerais plutôt ne plus penser à rien. Appuyer sur le bouton « Stop » ou « Pause » et éteindre mon cerveau le temps de quelques heures. Même en ne travaillant pas mes journées sont bien remplies. Et surtout je pense tout le temps à plein de choses en même temps. Quand je suis assise et que j’ai l’air de ne rien faire ce n’est qu’une impression, ça bouillonne à plein régime là dedans.

Repenser à sa journée

Levée le matin je me prépare je pense qu’il va falloir aller lever les enfants. Une fois prête je vérifie l’heure, et vais réveiller le grand. Ensuite le petit. Je les habille et file préparer le petit déjeuner. Je vérifie de nouveau l’heure, tout est prêt vous pouvez manger. Merci au grand à qui j’ai demandé de m’aider de ne pas l’avoir fait, j’apprécie. Ha mince j’ai oublié de sortir le lait. Mes médicaments aussi ! Je me relève au moins trois fois. On mange en regardant l’heure. Discute un peu. À peine terminé qu’il faut remonter se brosser les dents. Faire mon bain de bouche – Tu la sens « L’âme a dit » ou « Le mal a dit » de l’abcès dentaire ? – . On redescend, sent la couche du petit voir si il n’a pas fait caca, ça arrive souvent qu’il faut le changer juste avant de partir. Je lui propose « Poussette ou tu as envie de marcher ? ». Il veut marcher. Il a bien raison il est grand maintenant. Mais mince on a pas le temps d’aller à son rythme, le pauvre ! On met les manteaux, les chaussures, les écharpes, les sacs à dos. On oublie pas doudou et hop on y va. Merde il est déjà et quart passé ! On marche jusqu’à l’école, hop hop hop allez on suit, ça avance pas ! Être tiraillée entre « Le pauvre il peut même pas marcher à son rythme ! » et « Vite, l’école va être fermée ! ». Arrivée j’aperçois une copine qui discute avec d’autres mamans. Déçue, arrivée trop tard je n’aurais pas le temps ce matin. Mes seules discussions aujourd’hui seront encore une fois superficielles. Ouf on dépose le grand fait le bisou et sort juste quand ça sonne. Voir la copine au loin et se dire « Bon, peut-être demain… » tristement.

Filer à la garderie avec le petit maintenant que le grand est déposé. On marche plus doucement, pas d’horaires à respecter ici puisque je ne le dépose pas pour aller au travail. En arrivant le laisser mettre tout seul le manteau sur le porte manteau où j’écris son nom. Écouter fièrement une maman dire à sa fille « Waouuuh il est grand, il fait tout seul ! », regarder avec un sourire amusé la petite qui l’admire. Être fière de son bout de chou qui fait comme un grand. On enlève les chaussures, toutes les affaires et met les chaussons. On enregistre l’arrivée et nous voilà dans la garderie. Il entre avec un grand sourire, content d’être ici. Je lui fait un bisou, lui glisse quelques mots et le laisse pour deux heures top chrono.

Deux heures seule, « pour moi ». Je rentre et termine de débarrasser la table. Je sors mes semis dehors et m’installe en allumant mon ordinateur. C’est parti. Je commence par quoi ? Je ferais bien mon article sur mon blog, je n’ai pas fait celui de la semaine dernière ! Je suis vraiment trop nulle, incapable de gérer au moins ça. Un seul article à faire par semaine et je ne m’y tiens même pas. Non, je vais plutôt regarder les offres d’emploi, le blog est un passe-temps. Divers sites et offres, rien ne me correspond. J’envoie une candidature spontanée. Ça faisait déjà deux semaines que je devais la faire celle-ci. Je réponds à une offre postée aujourd’hui. Super, j’y avais déjà répondu la semaine dernière sur un autre site et ils m’avaient même pas contactée ! Je prends bien soin de leur faire part dans ma réponse. Oui je suis vexée, si ma candidature ne correspond pas ils pourraient au moins le dire plutôt que d’écrire une nouvelle offre… Je regarde les groupes d’emploi sur Facebook. Me rend compte que nous sommes beaucoup à chercher la même chose pour très peu d’offres. Oui, bizarrement les jeunes mères cherchent « toutes » un mi-temps de journée. Soupirer et se dire que je n’ai aucune chance. Regarder ses mails et en voir deux concernant des forums rôle play. Avoir un pincement au cœur. C’est fini ça, je n’ai plus le temps… Prendre rendez-vous pour s’inscrire à une place en crèche. Parce que franchement la halte garderie seulement deux fois par semaine c’est vraiment très court. Pester car je n’ai ni eu le temps de faire mon article, ni celui d’avancer sur mes MOOC. Je suis inscrite à deux et je n’avance à rien. Se dire que tant pis, je ferais ça pendant la sieste… Par contre pour aller au sport c’est mort, ça fait des semaines que je n’y suis pas allée. Et mince, il faudra que j’appelle papy et mamie pour garder le petit jeudi car il n’y a plus de places en halte-garderie ! Préparer à manger, mettre dans le multicuiseur. Hop ce sera prêt en rentrant. Repartir chercher le petit. J’aurais eu une heure trente sur mon ordi et pourtant j’ai l’impression d’y être restée que cinq minutes.

Marcher jusqu’à la halte avec la poussette car il sera sûrement fatigué. Au pire il ne sera pas obligé d’aller dedans, il choisira. Arriver et se dire que mince c’est dommage ils allaient dehors et le pauvre n’a pas eu le temps d’aller avec ses copains. Il vient tout juste de finir de mettre son manteau… Pas pour lui, pas de place pour manger ce midi. Il choisit de se faire rouler et on change un peu de trajet pour rentrer. Sur le chemin je pense à tout ce que je ferais pendant la sieste. Est-ce qu’il dort déjà ? Ha non mais il est vraiment tout mou. Attention à ce que doudou ne tombe pas sur la route comme l’autre fois. On rentre, range tout dans le placard. Je mets la table, lui propose à boire et remplis son assiette. Hop c’est prêt, on peut manger ! S’installer seule car monsieur préfère jouer. D’habitude il s’installe direct à table en rentrant, surtout quand c’est pas encore préparé… Mince j’ai toujours pas appelé les grands-parents ! Manger, prévenir trois fois que je vais débarrasser. Le faire. Faire le ménage, nettoyer la table, retourner se brosser les dents et faire le bain de bouche. Changer la couche, s’apercevoir qu’il n’a pas été changé de la matinée. Aller faire pipi à mon tour en oubliant d’enlever la clé de la porte d’entrée que j’enlève à chaque fois pour la poser en hauteur – Comme plein d’autres choses – . Voir avec joie qu’il l’a perdue. La retrouver derrière le radiateur en fonte qu’il n’est pas possible de bouger. Pester. Penser au rendez-vous de jeudi alors que les enquêtes métiers n’avancent pas. Quand faire ça ? Commencer à espérer avoir du temps pour souffler. Proposer la sieste au petit. Qui ne la fera pas car il ne l’a pas décidé même s’il est épuisé.

Sentir une énorme frustration.

La traîner durant tout le reste de la journée. En espérant qu’une seule chose : que le soir arrive pour me poser. Tout ce que j’avais prévu de faire est encore repoussé. Et la journée continue avec le même puzzle fait trois fois, ramassé autant de fois. Je fais des mousses au chocolat pour le repas du soir car le grand adore ça. Fin de « Temps calme » vers 15h30. Merci la semaine d’école sur cinq jours et les journées coupées en plein milieu. On ne peut rien faire. Juste quand le petit commençait à vouloir se reposer. Super. Dire que souvent que dois le réveiller pour aller chercher le grand frère. Je pense au thème de mon article, y réfléchis. Comme souvent. En général je le travaille sur plusieurs jours avant de le taper. Là ça fait des semaines que je pense à celui-ci. Mais je n’aurais pas le temps, pas assez fait de recherches. Une autre idée germe dans l’esprit. Surtout qu’il faut encore courir chercher le grand. Il faut que je prenne rendez-vous chez l’esthéticienne.

Et la journée a continué comme ça, entre frustrations, course, bousculade, esprit qui n’arrête pas de tourner.

Si vous vous reconnaissez là dedans : faites une pause. Prenez du temps pour vous. C’est ce que je vais faire.

J’ai préparé à manger à l’avance, malgré le petit qui jetait tous ses jouets dans la pièce. Il est allé plusieurs fois au coin. Avec un pincement au cœur. Parce que s’il réagit comme ça c’est pour attirer l’attention. Que je n’ai pas le temps de lui accorder. Le grand s’est posé dans le canapé avec son doudou, fatigué de sa journée d’école. Et nous ne sommes que mardi. Mon chéri est rentré à l’heure du travail, à 18 heures. Nous avons pu manger vers 19 heures car il a fait la douche aux enfants pendant que je finissais de préparer le repas. J’ai pu me poser dix minutes sur mon ordinateur. Mine de rien ça m’a fait du bien. Car quand je ne peux pas me ressourcer seule je suis sur les nerfs et j’ai beaucoup moins de patience qu’en début de journée. Je crie beaucoup trop sur les enfants, je le sais. J’y travaille. J’y réfléchis. Je m’en rends compte en le faisant. Et je sais pourquoi. Apprendre à me connaître en faisant des tests la dernière fois m’a beaucoup aidée. Je suis une introvertie et j’ai besoin de temps pour moi, seule. Avoir le petit constamment dans mes jambes est épuisant même si je l’aime. Ces dix minutes m’ont fait du bien. Le repas se passe plutôt bien et nous décidons de débarrasser la table après avoir couché les enfants. Ils sont épuisés. Nous aussi. Instant tendresse et câlins avec l’histoire du soir.

Ça y est, ils sont couchés. Ouf ! Je tends l’oreille avant de me réjouir trop vite mais ils n’ont pas l’air de redescendre. On débarrasse la table, nettoie tout et hop après avoir un peu discuté je peux enfin me poser. Pas pour stresser et me ronger les ongles en cherchant des offres d’emploi mais pour écrire mon article. Celui que j’ai déjà commencé à écrire dans ma tête. Ha, le grand descend. Il veut un câlin et remonte se coucher.

Et voilà, miracle, en un peu plus d’une heure seule et la grande majorité de mon article est écrit. Il ne reste plus qu’à peaufiner, mettre en page et poster. Je vais pouvoir penser sereinement à celui de cette semaine puisque celui-ci « comptera » pour la semaine dernière. Repenser à ma journée m’a fait du bien. J’ai pu réfléchir à certaines choses.

En garder les principaux évènements

Je crois que c’est pas mal à mettre en place. Non pas à écrire chaque jour mais y penser tous les soirs avant de se coucher. Repenser à sa journée. Revivre les mauvais moments et surtout les bons. Imaginer les choses qu’il faudrait travailler. Penser à ce qui nous a plu ou pas. Voici mon propre compte rendu :

Accepter l’erreur => Se rendre compte en écrivant cet article que j’ai prit un rendez-vous pour mardi matin alors que je suis déjà prise, je dois accompagner le grand à la bibliothèque.

Choses à améliorer pour demain et les jours d’après => Vivre l’instant présent. Je le sais, je ne profite pas du temps avec mes enfants. J’ai toujours un coup d’avance dans ma tête au lieu de profiter d’eux.

Soupape de sécurité => La bouffée d’air frais. Pour moi c’est l’écriture. C’est ce que je fais ce soir, en écrivant cet article. Et durant les dix minutes avant de manger j’ai joué à un jeu en ligne. Ces deux choses ont toujours été présentes dans ma vie.

Rayon de soleil de la journée => Pensée positive pour s’endormir avec le sourire aux lèvres. Avoir un fils qui impressionne les autres mamans à la garderie. Petit instant fierté.

Être reconnaissant envers la vie pour les bons moments passés

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Voilà pour moi. Un petit travail du soir sur soi-même avant de dormir. Réfléchir à la journée passée permet de se rendre compte. De ce qu’on a apprécié. Ce qu’on a moins apprécié. Ce qu’on a à travailler. Ce que l’on a à garder. Ce qui nous frustre. Ce qui nous permet de souffler.

De garder principalement en mémoire le « Rayon de soleil de la journée ».

Car, au final, c’est ce qui est le plus important. Et vous, avez-vous des rituels qui vous aident à dormir ? À mieux vous connaître et apprécier votre journée passée ? Restez-vous sur une note positive ?

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