La bienveillance, pilier d’une vie plus saine

bienveillance-pluszaine.wordpressLa bienveillance, qu’est-ce que c’est ?

La bienveillance, ou plus précisément « amour bienveillant » fait partie des quatre qualités morales qui doivent être méditées et développées dans le bouddhisme. C’est également l’une des notions fondamentales du Bushido. Ou même encore l’une des cinq vertus de base à pratiquer dans le Raja Yoga.C’est considérer les autres et soi-même avec Amour. C’est respecter, aimer, écouter pour apporter le bonheur. Voilà ma propre définition. Celle du dictionnaire est la suivante :

« Capacité à se montrer indulgent, gentil et attentionné envers autrui d’une manière désintéressée et compréhensive. »

C’est bien beau tout ça mais en quoi est-ce que ça mène vers une vie plus saine, me direz-vous. Et bien avoir des relations basées sur la compréhension mutuelle est quelque chose de sain. Cela permet tout simplement d’être heureux en apportant le bonheur autour de soi. La bienveillance est basée sur l’écoute, le respect, la non-violence. Elle peut s’appliquer au quotidien, même en dehors des relations humaines.

Par exemple, la permaculture au jardin est la bienveillance envers la nature :
=> On imite la forêt en ne laissant jamais la terre à nu, c’est l’écoute des besoins.
=> On prend en compte la biodiversité et l’écosystème déjà en place, c’est le respect.
=> On ne travaille pas le sol en profondeur, c’est la non-violence.

On peut ainsi pratiquer la bienveillance dans notre vie de tous les jours en se souvenant de ces trois mots. Vous pouvez choisir vos propres mots si cela peut vous aider, bien évidemment. Comme par exemple douceur, dévouement ou indulgence. Et au niveau des relations humaines, la première personne à qui l’on devrait montrer de la bienveillance, c’est nous-même.

La bienveillance envers soi-même

Comment peut-on être attentionné envers les autres ou son environnement si on ne l’est pas déjà envers soi-même ? Ce n’est pas crédible ! Pour savoir comment faire, il suffit de reprendre les trois mots « repères » cités au dessus :

Écoute, respect, non-violence.

Si dans une situation vous ressentez une gêne, êtes mal à l’aise, triste, alors observez-vous intérieurement avec bienveillance et demandez-vous pourquoi ça ne va pas. Sans vous juger ni vous critiquer. Si vous n’arrivez pas à réaliser cette étape, imaginez-vous enfant. Et adressez-vous à cet enfant, votre enfant intérieur. Voici quelques pistes de bienveillance envers soi-même.

Savoir dire non

Votre collègue vous a demandé de traiter un dossier supplémentaire alors que vous n’arrivez déjà pas à boucler les vôtres ? Cela vous dérange car vous allez finir tard et vous aviez prévu quelque chose ce soir, mais vous n’avez pas osé dire non de peur de le contredire… Résultat vous êtes géné(e), en colère contre lui et vous-même. Écoutez vous ! N’hésitez pas à refuser ce type de demande si ce n’est pas prévu dans votre contrat. Discutez-en avec la personne. Vous pouvez lui expliquer gentiment que ce n’est pas à vous de gérer ses dossiers. Si vous avez peur du conflit, sachez que vous pouvez être ferme sans pour autant être méchant.

Votre petit(e) ami(e) a un peu bu, il/elle aimerait bien filer avec vous sous la couette pour « finir la soirée en beauté ». Mais vous n’avez qu’une envie : dormir. Il/elle insiste un peu, ne cesse de faire des allusions et commence à avoir les mains baladeuses alors que vous n’en avez pas vraiment envie. Respectez-vous : dites clairement non ! Il/elle sera bien plus gêné(e) que vous le lendemain. Et s’il/elle insiste encore : fuyez !

Il y a cette chaise de votre bureau dont les accoudoirs vous gênent à chaque fois que vous vous asseyez. Et puis, elle est trop dure et pas vraiment confortable. Quand vous vous asseyez, vous vous faites la réflexion à chaque fois puis laissez toujours tomber. Cessez de vous faire mal, changez cette chaise ! Et aussi cette table aux coins pointus, déjà responsable de plusieurs bleus sur vos jambes. Ce ne sont que des meubles, alors que vous, c’est votre corps. Les meubles se remplacent, pas vous…

Cesser de se dévaloriser

Le regard des autres sur nous est très gênant lorsque l’on est complexé(e). Chaque réflexion est toujours plus douloureuse. On finit par se détester, détester son corps et son reflet dans le miroir. Puis on redoute chaque sortie à l’extérieur, chaque regard,chaque rire. On devient très susceptible, fait très difficilement confiance aux autres… On se renferme sur soi-même et devient malheureux(se). Certains en viennent à mutiler ce corps qu’ils détestent tant ou mettent fin à leurs souffrances.

Pourtant, cela peut être évité. Si au départ la personne légèrement complexée est rassurée par des proches ou elle-même. Si elle se sent aimée et comprise. Elle va ainsi gagner de la confiance en lui et les réflexions ne l’atteindront moins. De plus, peut-être n’aura t-elle pas du tout de remarques puisqu’elles sont faites par des personnes mal dans leur peau voulant s’affirmer. Comment s’affirmer en tentant de blesser quelqu’un de plus fort mentalement ? Une personne mal dans sa peau attaquera toujours quelqu’un qu’elle jugera plus faible qu’elle, afin de l’écraser plus facilement…

Êtes-vous vraiment aussi moche que vous le dites ? Ces oreilles sont-elles si voyantes ? Ce corps trop gros ? Croyez-vous vraiment que l’on ne voit que ça chez vous ? Êtes-vous vraiment si nul(le) que vous le dites ? Et puis, comment savoir que vous n’y arriverez jamais si vous n’essayez même pas ? Portez sur vous un regard aimant, nouveau. Le même regard que porte un parent, emprunt de tendresse et d’amour : de bienveillance. Adressez-vous à vous-même enfant, dites-lui ce que vous auriez aimé entendre. Observez-vous mieux, de nouveau. Apprenez à vous aimer ! La seule personne qui sera à vos côtés tout au long de votre vie, c’est vous ! Autant apprendre à vivre avec nous-même, vous ne croyez pas ? Avant de porter cette bienveillance aux autres, offrez-la vous et voyez comme on se sent bien.

La bienveillance envers d’autres personnes

Il est toujours plus facile d’aider les autres que soi-même, nous avons tendance à porter un œil critique sur nous-même. Mais avec les conseils du dessus, vous allez apprendre à vous aimer avant de porter cet amour à grande échelle. Comment faire ? Je dirais qu’il y a quelques règles simples :

La politesse

Tout bêtement. Il n’y a par exemple rien de plus désagréable que de se faire couper la parole lorsqu’on est en train de discuter. On a alors l’impression que ce qu’on disait n’était pas important, que ça n’intéressait pas et que par extension nous ne sommes pas intéressants nous-mêmes. Est-ce vraiment si dur d’attendre que la personne ait terminé de parler ? De plus, écouter jusqu’au bout permet d’écouter vraiment l’autre, de façon active. On peut ainsi répondre vraiment au sujet et ne pas couper la parole pour parler de nous. Apprenez à mener une vraie discussion, non pas un simple échange de paroles sans écouter ce que l’autre a à dire. Vos échanges n’en seront que plus riches, et plus agréables pour les autres qui se sentiront ainsi écoutés.

La politesse revêt aussi bien d’autres formes. C’est également ne pas dire de gros mots. Personne n’aime être insulté. Cela intègre aussi les règles de savoir-vivre. Ne pas infliger ses odeurs nauséabondes, que ce soit de gaz ou rots lâchés volontairement et bruyamment, de douche non prise ou de dents pas brossées. Et si vous avez ce genre de comportement vous vous rendrez vite compte que les gens auront tendance à vous éviter. Ça inclut également de passer la brosse dans la cuvette pour enlever les traces, d’essuyer la lunette des toilettes ou de changer le rouleau vide. D’arriver à l’heure pour ne pas faire attendre les autres. S’excuser lorsque l’on blesse quelqu’un. Dire merci et s’il vous plaît. Ne pas manger la bouche ouverte. Ne pas dire du mal des défunts devant leurs proches. Toutes les règles de base du comportement en société, en somme, qui sont tout simplement des applications du respect.

Avoir de l’empathie

L’empathie permet d’essayer de comprendre les sentiments de la personne en face. On va ainsi éviter de la blesser, afin de rester dans ce principe de non-violence décrit plus haut. Rien de mieux pour savoir si notre comportement est déplacé ou non de tenter de s’imaginer à la place de la personne. « Et si on me disait ça, comment je le prendrais ? » Bien sûr pour certaines personnes c’est un exercice difficile, et pour elles tout est bon à dire. Certaines choses pensées n’ont pas besoin d’être émises à haute voix, surtout si on sait que cela va blesser la personne en face ! Nous serions loin du principe de bienveillance.

Cela s’applique aussi en dehors des conversations. Voir une dame avoir du mal à porter ses sacs, un accident se dérouler sous nos yeux ou encore un aveugle qui tente de traverser la route devrait nous inciter à proposer spontanément notre aide. Et si ce n’est pas le cas, alors c’est qu’il y a encore du chemin à faire sur cette route.

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Aimer, avec un grand « A »

Pour terminer sur le principe de la bienveillance, aimez ! Je ne vous demande pas d’aimer les inconnus de la même façon que vos amis ou votre famille, mais gardez le cœur ouvert. Soyez prêt(e) à proposer votre aide, secourir, soutenir dans n’importe quelle circonstance ! Souriez aux gens, à votre environnement et à la vie en elle-même, vous n’en ressentirez que du bien-être. Un sourire ou une main tendue sans aucune arrière pensée apportera de la chaleur dans le cœur de quelqu’un, qui la transmettra à son tour. Alors n’oubliez pas de commencer par vous-même.

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